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Internationale Fraendag

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VOM07.03.2018

Voici la dernière revendication sur la précarité féminine. Venez toutes et tous demain, jeudi 8 mars entre 12 et 14 heures à la place d’Armes pour la grande mobilisation publique, les chantiers de l’égalité, pour apporter votre „coup de pelle“ aux nombreux chantiers en matière d’égalité entre les sexes qui restent encore à travailler !

Logement

Il est impossible de traiter de la précarité sans aborder le problème général du logement au Luxembourg. Problème qui est d’une gravité toute particulière pour les personnes qui sont en situation de précarité.

Les facteurs qui amplifient la situation de précarité des femmes sont multiples. La plate-forme en a abordé plusieurs dans ce document. Pouvoir disposer d’un logement décent est de prime importance.

Jeudi, Chantal s’est présentée pour voir le médecin. Cette Luxembourgeoise de 54 ans, soignée, habillée simplement mais avec goût, habite « chez une copine ». Avant, elle travaillait. Avant, elle payait son loyer. Avant, elle avait une carte de sécurité sociale. Mais après une période de chômage, puis un temps de RMG… la voici dans l’impossibilité de payer son loyer. « J’ai été mise dehors par l’huissier. Et je suis en attente d’un logement depuis. On m’oblige à vivre au Foyer Ulysse pour avoir droit au RMG, mais je ne veux pas, je n’y arrive pas : un dortoir avec d’autres femmes ayant toutes sortes de problèmes… » Chantal a donc préféré rester chez son amie qui l’héberge temporairement.

Cette solution n’est pourtant pas la bonne puisque, depuis cette décision, Chantal ne reçoit plus le RMG. Refusé. Sans revenus, sans adresse et sans protection sociale, Chantal a pu se faire soigner chez Médecins du Monde. Elle y bénéficie aussi d’un soutien psychologique. »

En matière de logement, la plate-forme revendique :

  • la création et la mise à disposition de logements accessibles adaptés au nombre d’enfants pour familles monoparentales ;
  • la promotion de « logements de 2e phase » pour les victimes de violence domestique ;
  • l’augmentation de l’offre de transports publics en général et en particulier en milieu rural où le coût du logement est souvent moins élevé que dans les villes.

JIF2018

VOM06.03.2018

Jusqu’au 8 mars, nous présentons chaque jour un aspect voire une revendication en détail et nous vous donnons rendez-vous le jeudi 8 mars entre 12 et 14 heures à la place d’Armes pour la grande mobilisation publique, les chantiers de l’égalité, pour apporter votre „coup de pelle“ aux nombreux chantiers en matière d’égalité entre les sexes qui restent encore à travailler !

Santé

Le Luxembourg a un système de sécurité sociale qui couvre une grande partie des personnes qui vivent sur son territoire. Toutefois, les personnes qui n’ont pas de titre de résidence n’ont pas de couverture sociale.

Témoignage recueillis par l’association « Médecins du Monde » :

Jusqu’en juillet 2017, Sophie[1] est venue souvent au Centre médical de Bonnevoie. Elle a 29 ans, est originaire d’un pays de l’UE et « vit dans la rue depuis longtemps, ici et là-bas, avec comme seul bien son caddy rempli d’histoire ». La solitude de Sophie a touché Isabelle, assistante sociale chez Médecins du Monde. Sophie est souvent revenue la voir pour être écoutée, mais pas seulement : « J’y vais assez souvent, ils m’aident pour mon estomac. Ils sont très réconfortants, ils donnent ce qu’on a besoin, c’est très gentil, ils ont mis fin à ma souffrance… » Aujourd’hui, Sophie ne vient plus. Elle a sûrement tenté sa chance ailleurs.

Sophie n’est pas seule à être dans une telle situation de précarité.

La plate-forme s’inquiète aussi particulièrement de la situation des femmes avec handicap pour lesquelles la précarité entraine de graves conséquences.

La plate-forme revendique :

  • la mise en place d’un système de protection sociale – qui prend aussi en compte la détresse psychique – incluant toutes les femmes vivant au Luxembourg, indépendamment de leur statut administratif ;
  • la généralisation du tiers-payant ;
  • l’accompagnement spécifique pour les femmes en situation de handicap.

La santé sexuelle, affective et reproductive concerne particulièrement les femmes. En situation de précarité et de privation matérielle, le choix de la contraception dépend forcément de son coût. Ainsi, la pose d’un stérilet, d’un patch ou d’un implant, pourtant des moyens de contraception fiables et de longue durée, pose particulièrement problème.

Dans le même contexte, il faut évoquer le prix à payer pour les serviettes hygiéniques, tampons et cups, articles de première nécessité pour toute femme qui toutefois ne sont pas taxés au taux de TVA réduit.

Enfin, la plate-forme s’inquiète du degré d’accès des femmes précaires aux mesures de dépistage et de soins des maladies sexuellement transmissible.

La plate-forme revendique :

  • l’accès gratuit à la contraception sans limite d’âge ;
  • l’application du taux réduit de la TVA aux produits tels que les serviettes, les tampons et les cups ;
  • la garantie d’accès à l’information, le dépistage et les soins axée spécifiquement sur les femmes en situation de précarité.

[1] Prénoms changés pour respecter l’anonymat des patientes

JIF2018

VOM05.03.2018

Jusqu’au 8 mars nous présentons chaque jour un aspect voire une revendication en détail et nous vous donnons rendez-vous le jeudi 8 mars entre 12 et 14 heures à la place d’Armes pour la grande mobilisation publique, les chantiers de l’égalité, pour apporter votre „coup de pelle“ aux nombreux chantiers en matière d’égalité entre les sexes qui restent encore à travailler !

Ressortissantes de pays tiers

Par ressortissantes de pays tiers la plate-forme entend les femmes immigrées, exilées et demandeuses de protection internationale.

Bien qu’il n’existe logiquement aucune statistique sur le sujet, il existe des cas où des femmes sont obligées par leur partenaire d’enchaîner des grossesses dans le but de les isoler de la population résidente et ainsi freiner leur éventuelle éducation et autonomisation. La violence domestique fait bien souvent, tout comme pour les résident-e-s, partie de la vie quotidienne de ces femmes qui, en raison de leur situation vulnérable, sont extrêmement désarmées pour faire face à ces violences. Les femmes réfugiées restées sans nouvelles de leurs conjoints en raison des conflits qu’elles ont fuis se trouvent dans l’impossibilité d’obtenir le divorce qui leur permettrait de « refaire librement » leur vie dans le pays d’accueil. Tout comme les hommes, les femmes ont un besoin en formation, ce aussi bien linguistique que professionnelle. Au contraire des hommes, la charge d’enfants et les convictions patriarcales les empêchent souvent de prendre part à des formations. Sans formations, elles ne pourront accéder au marché du travail et risqueront de rester dépendantes des services sociaux.

La plate-forme revendique :

  • l’information systématique des femmes sur leurs droits ;
  • l’ouverture systématique de dossiers individuels afin de ne pas lier le destin des femmes à celui de leurs époux ;
  • un dépistage systématique d’éventuelles violences domestiques et la prise en charge spécifique des victimes et des enfants ;

l’accès aux chèques services afin de permettre l’accès à la garde d’enfants afin de pouvoir suivre des formations.

JIF 2018

VOM04.03.2018

Jusqu’au 8 mars nous présentons chaque jour un aspect voire une revendication en détail et nous vous donnons rendez-vous le jeudi 8 mars entre 12 et 14 heures à la place d’Armes pour la grande mobilisation publique, les chantiers de l’égalité, pour apporter votre „coup de pelle“ aux nombreux chantiers en matière d’égalité entre les sexes qui restent encore à travailler !

Familles monoparentales

En 2015, le taux de risque de pauvreté se situait à 15,3% au Luxembourg.[1] Pour les familles monoparentales, ce risque s’élève à 44,6% ! La publication « Panorama social 2016 » retient : « Le Luxembourg affiche l’une des pires performances européennes en la matière. En effet, seules Malte et la Lituanie ont des risques de pauvreté (pour monoparentaux) plus élevés que le Grand-Duché ».

Il est absolument urgent de venir en aide aux familles monoparentales qui sont, rappelons-le, à forte majorité constituées de femmes avec enfants. En 2016, elles représentaient 82,7% des familles monoparentales.[2] Il y va d’une question d’égalité en termes de genre, mais également d’un enjeu sociétal majeur car ces enfants sont les adultes de demain.

La plate-forme revendique :

  • un allégement conséquent de la charge fiscale des familles monoparentales par le biais de l’octroi de la classe d’impôts 2 ;
  • l’instauration d’un système de garde pour enfants flexible et gratuit qui devra également pouvoir accueillir les enfants en cas de maladie du/de la parent-e ;
  • un soutien financier plus conséquent pour les sortir de la précarité ;
  • une implication/responsabilité financière des pères de ces enfants mieux définie ;
  • une meilleure collaboration entre les différents services et intervenant-e-s et une prise en compte des différentes facettes d’une situation.

 

[1] http://www.statistiques.public.lu/fr/actualites/conditions-sociales/conditions-vie/2016/03/20160325/CSLpanoramasocial2016.PDF

[2] http://www.statistiques.public.lu/catalogue-publications/regards/2016/PDF-03-2016.pdf